Stéphane Blécon

"Nouveaux Horizons"

« La peinture vit de sa propre vie,et non d’un souffle du temps » Jeanne Bucher Percer les mystères, les profondeurs de la peinture, cela commence pour moi au sens propre du terme: scalper pour regarder de l’autre côté du miroir et y découvrir parfois le plus inattendu : des discussions avec les grands maîtres . Y débattre de leurs secrets, se plonger en eaux troubles,parler de lignes, de tensions,de plein et de vide, d’horizons perdus que seuls les peintres... « La peinture vit de sa propre vie,et non d’un souffle du temps » Jeanne Bucher

Percer les mystères, les profondeurs de la peinture, cela commence pour moi au sens propre du terme: scalper pour regarder de l’autre côté du miroir et y découvrir parfois le plus inattendu : des discussions avec les grands maîtres . Y débattre de leurs secrets, se plonger en eaux troubles,parler de lignes, de tensions,de plein et de vide, d’horizons perdus que seuls les peintres connaissent, ressentent au plus profond de leur « être pictural » . Car trouver la véracité d’un temps pictural propre à son œuvre est un graal pour l’artiste.
De fait, dans ces « horizons perdus », j’ai l’ impression que mon inconscient exploite l’idée qui consiste à saisir l’humanité fondamentale enfouie sous la culture et l’histoire. Un occulte processus de réminiscence se met en œuvre, visant à identifier ces éléments picturaux incongrus. Seuls sur ces horizons perdus mes scalps s’associent et commencent un dialogue d’où la polysémie surréaliste s’exhale. Suivant une poésie épicurienne du rêve je pars vers des ailleurs fabuleux peuplés d’animaux, de personnages intrigants errants sur mes lignes d’horizons suspendus dans le vide .
Les associations de ces scalps donnent naissance chez moi à des images mentales et visuelles immédiates. Le scalp questionne mon point de vue, change l’objet peinture en un être subjectif assis sur mon horizon suspendu. Parfois le langage se dérobe devant l’image: impossible de trouver l’équivalent écrit d’une peinture qui résonne profondément, sédimentée , incarnée. Ces scalps, dépossédés de leur matrice primitive cherchent toujours un nouvel espace à leur mesure et continuent de questionner ce temps impossible et toujours à l’oeuvre de la peinture.


Créé avec Artmajeur